Bordel, oui bordel, qu’il est bon de retrouver une fille qui lâche les chiens plutôt que de les caresser en permanence.

Findlay c’est un peu le diamant brut qu’on attendait, que j’attendais en tout cas, dans le paysage un peu poussiéreux du rock. Un truc qui envoie, qui a de la gueule, et qu’on a surtout pas envie de tailler ni de polir.
Niveau sonorités, cette fille qui oscille entre Manchester et Londres – selon nos sources les internets – a une énergie et un timbre qui peuvent clairement renvoyer à la belle époque des Yeah Yeah Yeahs et à cette suceuse de mic’ qu’était Karen O.
C’est plus que dans l’énergie qu’on retrouve cette référence, c’est aussi dans la constitution des morceaux, notamment le titre « On&Off » sur lequel elle vient nous faire grincer des tympans juste avant de lâcher les bêtes que nous sommes sur une autoroute du Roll cadencée comme il faut par une bonne ligne de gratte à l’ancienne, et un bon « Ain’t gonna teach me how to live » scandé jusqu’à l’écorchement.

 

 

Non Madame, nous ne nous permettrions pas de vous dire comment vivre. Nous ne voulons en aucun cas vous voir changer. Surtout, ne vous calmez pas.
Il y a quelque chose de beau dans le rock anglais, avec sa manière de s’inspirer et d’interpréter les adages rocheux d’Outre-Atlantique, ça donne cette touche moderne, ce côté pétillant tout en étant plus brute, plus intimiste et plus réel, moins surfait.
Mention spéciale pour la chanson « Greasy Love » qui tout en crachant sur Johnny B Good, tire une petite révérence à The Animals et son magnifique Eric Burdon, avant de balancer un refrain capable de retourner une salle en live.

 

 

Ouai, Findlay, on t’aime. Tu nous fais du bien, bordel.
Premier Ep « Your Sister » paru en 2012

« Electric Bones » paru en 2013

Deuxième Ep à venir prochainement – dernier signe Wild & Unwise paru en Octobre 2016.

 

Un article par

La Maison Sage
La Maison Sage
Un lieu de vie, de fête, de rencontre, de partage, situé en plein centre de Paris à deux pas de la place de la République. Appelez le « bar de nuit », « club alternatif » ou autres, nous l’appelons « maison de vie nocturne ». Un lieu pensé comme un temple de l’entertainment