Au commencement, c’est l’histoire d’un gamin ; 6 ou 7 ans tout juste, quelque chose comme ça. Il a de la chance, ce gamin, son papa adore le cinéma. Alors, il commence à voir des films ; de bons films ; très très bons films même. Découvrir le 7e art avec des chefs d’œuvre, c’est un peu comme découvrir la peinture avec Monet, la littérature avec Dumas, ou la cuisine chez Michel Guérard. Enfin, vous voyez le tableau, pas d’artiste, celui-là. En parlant de cuisine, j’ai la forte conviction que c’est cet amour du beau et du bon, qui a poussé ce gamin tout droit dans les navets. Parce qu’aussi érudit soit-il, un bon amateur de bonnes choses, se reconnaît avant tout à ses petites contradictions. Appelez ça comme vous voulez, Desproges avait pour habitude de dire : « Que les plus fins mozartiens qui n’ont jamais vibré aux défilés militaires me jettent la première pierre. »

De même que l’homme viril assume sa part de féminité, le cinéphile aguerri, saura toute honte bue, vous gerber à la gueule sa passion pour les séries Z, Chuck Norris et les nanars Bollywoodiens. J’ai eu l’occasion il y a peu, de m’extasier devant la carrière de Steven Seagal ; je plaide entièrement coupable. Ce petit gamin, c’est moi ; rien ne me mène au pinacle du bonheur tant qu’une bonne grosse tranche de film merdique, saupoudrée de jeu d’acteur de seconde zone. Si vous ne connaissez pas Le Retour des Tomates Tueuses, Street Trash ou encore le cultissime Ticks, il y a de fortes chances pour que vous me rangiez – comme mon psy – dans la catégorie des cas désespérés.

Fort heureusement, je ne suis pas seul dans ma démence. Tout un parterre rompu à l’exercice du nanar, peut désormais se targuer haut et fort, de faire partie intégrante de la faune cinéphile acceptable du XXIe siècle. Comble du bonheur, l’excellente chaîne Arte a récemment ouvert une rubrique dédiée au nanar http://creative.arte.tv/fr/nanar

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Allelujah mes frères, gloria in excelsis deo ! Il est désormais autorisé pour tous, d’aimer autant la bouse, que les obscures palmes d’or du festival de Cannes. On avouera au passage, qu’à défaut de gros cachets, il faut souvent en prendre quelques-uns, pour apprécier pleinement un nanar digne de ce nom. Incompréhensibles, souvent à la limite du supportable pour toute personne censée, il faut beaucoup de temps pour atteindre cet état de grâce, qui permet de vibrer devant d’affligeantes productions de seconde zone. Si vous aussi, souhaitez rejoindre le club, voici une liste pêle-mêle, de petites douceurs qui vous aideront à passer le prochain dimanche glacial qui pointera le bout de son nez :

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  • Ice Spiders (2007)
  • Nailgun Massacre (Carnage 1985)
  • BMX Bandits (avec Nicole Kidman eh oui ! 1983)
  • Clash of the Ninja (1986)

Besos todos, si c’était nul, je décline toute responsabilité !

Un article par

Benjamin Missoffe
Benjamin Missoffe
Que fait un commercial dans les vins, champagnes et spiritueux de son temps libre ? Il vous fait partager sa passion des bars, restaurants et bonnes adresses et de cinéma à ses heures perdues.

J'espère pouvoir vous transmettre, mon amour autant que mon désamour, des bonnes comme des moins bonnes choses, qui me tomberont sous la plume ;)