IRIS ALBA est photographe et orpailleur. Il vit quelque part entre Paris et le soleil.

Dans ses photographies, analogiques ou instantanées, il cherche à confondre et mélanger les genres et les influences.

De la mode à la photographie érotique, du reportage urbain au portrait, son travail tente de retisser l’étoffe des choses, de retrouver l’épaisseur sous la surface des images.

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Salut, est ce que tu peux te présenter à nos lecteurs ?

Je suis Iris Alba, un photographe qui vit dans le sud de la France mais qui travaille et photographie essentiellement à Paris.

Toi et la photo, c’est un amour qui dure depuis combien de temps ?

Pas depuis très longtemps, quelques années.

Qu’est ce qui t’a fait venir à la photo ?

C’est la photo qui est venue à moi. Personne dans ma famille n’a été photographe. Avant cela, j’écrivais pas mal, je dessinais. En revanche, mes parents ont toujours pris des photos de la famille, mon enfance est documentée, archivée dans les albums de famille. J’ai fait une série autour de ça, qui s’appelle « Vive la famille ». J’imagine que j’ai toujours eu un rapport particulier à l’image, poétique, dans ce qu’elle a de fascinant.

Argentique ou numérique ?

Argentique of course.

Grand angle ou close up ?

Plutôt close up. Je n’aime pas les grand-angulaires. Mais en réalité je travaille avec des 35 mm.

Comment qualifierais-tu ton angle photographique ?  

Toujours difficile d’accoler des qualificatifs. Je dirais, en vrac, contrasté, sexy, mélancolique, moderne, incarné, intransigeant.

Penses-tu qu’Instagram et l’uniformisation de ses codes peuvent être néfastes pour la photo ?

L’uniformisation a été apportée par l’apparition du numérique, il y a déjà une quinzaine d’années. Instagram change pas mal de choses, mais ce n’est qu’un symptôme, celui de l’égotisme généralisé, de l’uniformisation des egos, de la consommation des images. Après, je l’utilise car c’est un moyen de diffusion efficace.

Quels sont tes modèles dans cet art ?

J’ai pas mal de références picturales ou littéraires, et en photographie les gens que j’aime sont assez différents. Au hasard, les gens dont j’admire le travail (mais qui ne sont pas des modèles) sont Bruce Davidson, Bourdin, Mario Giacomelli, R. E. Meatyard, Araki, Moriyama ou Jean-François Lepage…

Ton dernier shoot, petit junkie de l’art ?

Dans le noir, avec une fille…

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Ton prochain shoot (on sait que tu es accro) ?

Des fleurs, pour changer.

Ton shoot ultime, celui que tu rêves de faire (celui après lequel tu te dirais « c’est bon, je peux arrêter maintenant ») ?

Mon autoportrait quand je serai mort.

Une prochaine série photo dans les cartons ? 

J’ai des idées, de séries mode, érotique, des reportages. Une série qui s’appellerait « La miséricorde du samouraï ». On m’a proposé un projet de portraits des femmes cubaines, ça me plairait bien d’y aller sinon.

Plutôt jour ou plutôt nuit ?

We own the night.

Street ou studio ?

À Paris studio, si j’étais aux Caraïbes je ferais des photos à la plage.

Nichons ou Depardon ?

Nibardon

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Ton plus beau souvenir derrière l’objectif ?

Il n’y pas de souvenirs objectifs … 😉

Qui, selon toi, serait la personne par qui tu aimerais te faire tirer le portrait ? 

Je déteste que l’on me prenne en photo…

Pour retrouver le travail du photographe, rendez-vous à la Maison Sage jusqu’au 26 Janvier, sinon sur la toile :

Website : http://www.irisalba.com/

Instagram : https://www.instagram.com/irisalbaphotographer/

Contact : contact@irisalba.com

 

Un article par

La Maison Sage
La Maison Sage
Un lieu de vie, de fête, de rencontre, de partage, situé en plein centre de Paris à deux pas de la place de la République. Appelez le « bar de nuit », « club alternatif » ou autres, nous l’appelons « maison de vie nocturne ». Un lieu pensé comme un temple de l’entertainment