Qu’on se le dise : Cédric Couvez, a.k.a CätCät, est le plus funky des chatons.

Derrière cette bonne bouille se cache un grand coeur et surtout un amour inconditionnel du la musique. Vous le connaissez déjà sûrement, mais étant donné qu’il sera tous les mois à la Maison Sage, dans la cadre d’une résidence qui lui est dédié intitulé sobrement « Le panier de CätCät » durant laquelle il présentera ses coups de coeur à-travers interviews et prise en main de l’ambiance festive de la maison, on s’est dit qu’il serait de bon ton d’en savoir un peu plus sur le personnage, tant l’artiste que le félin.

 

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On voudrait en savoir un peu plus sur l’origine de ton blase même si on se doute que cela a un rapport avec les chats 😉

 

Bingo, le nom CätCät a bel et bien un rapport avec les chats. Je suis fils unique et jusqu’à mes 18 ans, j’ai vécu avec un chat, Momo. C’était mon grand frère même si on ne se ressemblait pas beaucoup, j’avais beaucoup moins de poils que lui et beaucoup plus de boutons à vrai dire. Dès mon plus jeune âge, j’ai donc nourri une passion dévorante pour les félidés. Aujourd’hui, je vis avec Rocco, un joli chat noir que je considère comme mon fils. Il hante souvent mon fil Instagram et je l’enregistre en studio également pour quelques featuring comme le jingle du « Panier de CätCät » à la Maison Sage que l’on retrouve dans le podcast mensuel. Lorsque je cherchais un nom d’artiste, l’univers des chats m’a paru comme une évidence. La répétition des mots « Cat » qui donne « CätCät » est venue ensuite. L’idée était de retranscrire une certaine schizophrénie qui est inhérente à la musique que j’aime produire et que j’aime jouer en set.

 

Le son de CätCät, ça donne quoi ?

 

C’est toujours compliqué d’avoir un recul artistique sur son travail et de lui coller une étiquette. Le plus simple reste d’écouter mes productions et de venir me voir sur scène… Mais pour répondre quand même un peu à la question, je qualifierais le son de CätCät par « de la musique électronique avec des couilles ».

 

Sur tes sons, on retrouve des voix féminines et plutôt sensuelles,  tu peux nous parler de ces collaborations ?

 

Il y a 3 ans, au démarrage du projet, le son de CätCät était une fusion entre de la Deep et de la Pop. C’était assez nouveau à l’époque et vraiment excitant à produire. Je voulais mélanger la musique électronique à des aspects plus rock. Un vrai melting-pot de mes influences et de mes goûts personnels. Je me suis donc mis à la recherche de voix féminines pour ajouter du sexy à mes productions qui avaient toujours un petit côté sombre. Mais je ne voulais surtout pas utiliser le type de voix féminines que l’on entendait partout dans la musique électronique, des voix trop poussées ou trop soulful qui m’ont toujours gonflées. J’ai rencontré Marie H. qui est une chanteuse de folk à la base et elle a posé en featuring sur trois de mes productions. Ensuite, j’ai en effet continué à collaborer avec des voix féminines car elles m’inspirent plus que celles des hommes intrinsèquement. En outre, les relations amoureuses (souvent houleuses) avec les femmes sont un thème récurent dans mon travail, une ligne directrice inconsciente. C’est donc super naturel et spontané de travailler avec des voix féminines qui sortent du circuit fermé de l’électro.

 

A contrario, ton dernier single Rebirth est plus sombre et plus pointu, une volonté d’évoluer ?

 

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En effet, j’ai effectué un vrai virage artistique à la sortie de mon 3eme EP « Pioneer Canyon » en février 2016.  Ma musique est devenue plus sombre car je traversais une période compliquée sur le plan personnel. D’autre part, j’ai toujours préféré la musique dark aux niaiseries joyeuses et commerciales. D’un point de vue pro, je voulais également me détacher des dictats de l’industrie, à savoir les blogs ou les chaînes Youtube qui envoyait de la chill happy au kilomètre. Ce jeu là n’a jamais été pour moi et j’ai donc décidé de ne produire que de la musique très personnelle, quitte à me couper avec une audience plus large. Mes productions sont depuis un véritable instantané de ma vie. Depuis un an, j’ai sorti trois singles. « Kurwa » sur Tealer Records qui a été le vrai tournant « dark » de CätCät avec une deep club vraiment sombre, « Poison » sur My Favorite Robot dans la compilation Slow Porn, qui était un morceau lent et ultra sexy à écouter en after avant de faire des crapuleries et mon dernier single donc « Rebirth », sur Splinter Records, le nouveau label de Vicarious Bliss. C’est d’ailleurs mon premier track instrumental. Je suis très content car les réactions sont super positives. « Rebirth » peut aussi bien coller à une fin de set dans la voûte cryptique de La Dame Noir à Marseille qu’une beach party ensoleillée entouré de bikinis. C’est assez trippy et hallucinogène !

 

Avec qui rêverais-tu de collaborer ?

 

En termes de rêve pur, je n’en ai qu’un : les Red Hot Chili Peppers ! Je suis fan depuis tout petit de ce groupe et mon plus grand souhait serait de produire pour eux. C’est drôle car ils se rapprochent de plus en plus du monde de la musique électronique, d’un point de vue philosophique, leur dernier album a d’ailleurs été produit par Danger Mouse. Une fois de plus, j’aime mélanger mes influences et les styles. Je déteste les guéguerres de chapelles, les petits segments de puristes intégristes et les micro niches qui ne souhaitent en aucun cas se mélanger. Après, je suis ouvert à toutes les collaborations qui s’inscrivent dans un élan artistique cohérent avec ma vision de la musique.

 

Si le monde s’arrêtait de tourner, quel est le lieu où tu souhaiterais jouer avant de mourir ?

 

La Maison Sage lors d’une closing party du « Panier de CätCät » bien sûr ! Sans ça, je ne serai pas contre jouer à Coachella…

 

De futurs projets dans les cartons ?

 

En bon hyper-actif, j’ai déjà deux nouveaux singles dans les cartons qui sont quasiment bouclés. Je vais en sortir un avant les vacances d’été et l’autre à la rentrée. Et entre temps, beaucoup de dates, en clubs et en festivals dans des endroits hyper cool.

 

Samedi, tu joues à la Maison Sage, quel est le ton de la soirée ?

 

Je suis très honoré de cette nouvelle résidence mensuelle à Maison Sage. Le « Panier de CätCät », c’est un concept hybride où je reçois chaque mois des invités dont je suis proche sur un plan musical et humain. On commence la soirée de 21h30 à 22h avec une interview en live dans le spot et en podcast filmé ensuite avec mes invités. Puis de 22h à minuit, ils prennent possession des platines, avant que je conclue la soirée jusqu’à 2h. Lors de la première soirée, j’ai eu la chance de recevoir Claap & Santana dont le podcast va bientôt être en ligne. Pour cette deuxième, je reçois MA/JI, un duo de Dj’s Producteurs qui distille un afro-house ultra bien sentie. Leur premier single est d’ailleurs joué par Black Coffee à chacun de ses sets.

 

Tu nous fais un selfie cat ?

 

Miaou ! Le voici…

Selfie CätCät

 

 

Grrrrr,  Merci Cédric !

 

Pour retrouver la plus famous des Cat, c’est par ici !!!

Et sinon, ce sera Samedi soir à la Maison Sage, au 15 Bvd St Martin, 75003, de 19h à 2h.

Un article par

La Maison Sage
La Maison Sage
Un lieu de vie, de fête, de rencontre, de partage, situé en plein centre de Paris à deux pas de la place de la République. Appelez le « bar de nuit », « club alternatif » ou autres, nous l’appelons « maison de vie nocturne ». Un lieu pensé comme un temple de l’entertainment